Communiqué de presse :
Augmentation des
franchises,
c'est toujours non
!
Après avoir renoncé au doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires, qui aurait porté leur montant annuel
à 200 euros, le gouvernement prévoit désormais, par décret, de relever le plafond annuel de 100 à 140 euros, ainsi que d’indexer le montant sur l’inflation.
Après les nombreuses oppositions suscitées par cette mesure, renoncer à un plafond de 200 euros pour retenir celui de 140 euros est
la preuve de la fébrilité du gouvernement, mais reste une attaque grave contre les droits. Le gouvernement a déjà doublé les montants unitaires en 2024. Il revient aujourd’hui avec la même logique, à
peine réduite d’un quart. Une nouvelle fois, il choisit de passer par décret, contournant ainsi le débat parlementaire, malgré l’opposition exprimée par le Conseil d’administration de la CNAM en
juillet dernier.
Une taxe sur les plus malades assortie d’une augmentation du renoncement aux soins
La CGT est opposée aux franchises médicales par principe. Non prises en charge par les complémentaires santé, elles reposent
intégralement sur les assuré·es et frappent particulièrement les personnes les plus malades. Le mécanisme est profondément injuste : plus on est malade, plus on paie.
La Cour des comptes relevait déjà qu’après le doublement des montants unitaires en 2024, une personne en affection de longue durée
(ALD) acquittait en moyenne 78 euros de franchises par an, contre 41 euros pour les autres assuré·es. L’augmentation des plafonds annuels concentre davantage le coût sur les ménages dont l’état de
santé est le plus dégradé, notamment sur les personnes les plus âgées. C’est une véritable double peine pour les retraité·es, auxquels le gouvernement promet par ailleurs, dans le prochain budget,
une désindexation des pensions par rapport à l’inflation.
Au-delà de l’injustice financière, cette mesure fait peser un risque majeur sur l’accès aux soins. De nombreux professionnels de
santé comme nos organisations de retraité·es, alertent depuis longtemps sur les effets des franchises en matière de renoncement aux soins.
Mobilisons-nous !
La CGT exige le retrait de ce décret et l’ouverture d’un véritable débat sur le financement de la Sécurité sociale pour répondre
aux besoins. Il est temps de mettre fin à ces mesures d’économies antisociales et de dégager de véritables ressources plutôt que de faire payer les malades.
La CGT prépare une rentrée sociale pour porter ces exigences avec l’ensemble du monde du travail.
Face à une politique qui fait payer les malades pour épargner le capital, la CGT rappelle ce qui fonde notre système de protection
sociale depuis 1945 : la meilleure des sécurités, c’est la solidarité.
Montreuil, le 25 août 2026
PLFSS 2027 – Politique
familiale :
des économies au détriment
des familles et
des étudiants malgré un
excédent de la branche
À l'approche de l'élaboration du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS),les pistes d'économies envisagées par le
gouvernement en matière de politique familiale se précisent. Alors que la branche Famille affiche un excédent de près de 1,2 milliards d'euros en 2025, il n'est nullement question d'en faire
bénéficier les familles : le gouvernement entend au contraire mettre en œuvre de nouvelles mesures d'économies ou procéder à une réorientation des fonds existants.
Le rapport IGAS-IGF commandé par le Premier ministre, intitulé sobrement « Revue de dépenses relative à l'efficacité des politiques
familiales » et publié le 14 août, prévoit près de 2,5 milliards d'euros d'économies à court terme et jusqu'à 4,2 milliards à long terme. Autant de dépenses supplémentaires que les parents et leurs
enfants devront supporter si elles sont mises en œuvre.
La CGT dénonce avec force l'ensemble de ces orientations, et en particulier les mesures suivantes :
La réduction des APL pour les étudiants, par l'intégration des revenus des parents dans leur
calcul. Cette mesure est particulièrement injuste au regard de la précarisation croissante des étudiant·es, qui constituent l'une des catégories de population les plus fragilisées économiquement.
Elle revient à faire peser sur les familles une charge supplémentaire, sans tenir compte de la réalité des situations familiales.
La suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité accordée aux familles dont les
enfants sont dans l’enseignement secondaire ou poursuivent des études supérieures, viendra alourdir davantage le coût de la scolarité et des études pour de nombreux ménages.
La nouvelle réduction du montant des allocations familiales pour les familles les plus aisées,
qui s'inscrit dans la continuité de la modulation des allocations introduite en 2015 et que la CGT a toujours combattue.
L'harmonisation à la baisse de certaines prestations, au motif qu'elles bénéficieraient davantage
aux familles les plus aisées. Cette logique remet fondamentalement en cause le principe d'universalité de la Sécurité sociale, pierre angulaire de notre système de protection sociale, que la CGT
entend défendre sans concession.
Une partie des économies ainsi dégagées serait réorientée vers la lutte contre la pauvreté et vers le secteur de l'accueil de la
petite enfance, qui traverse une crise particulièrement grave.
Si la CGT ne peut qu'être favorable à un renforcement des moyens dans ces domaines, elle refuse que ce financement se fasse au
détriment d'autres droits familiaux et au prix d'un démantèlement progressif de l'universalité des prestations.
Montreuil, le 21 août 2026
Le 3 mai 1936 a lieu en France le deuxième tour des élections législatives. Le
scrutin donne la majorité à une coalition de gauche, le Front populaire, conduite par le socialiste Léon Blum (64 ans).
Le Front populaire est une alliance électorale conclue deux ans plus tôt par les
trois grands partis de gauche : le parti communiste de Maurice Thorez, le parti socialiste de Léon Blum et, plus près du centre, le parti radical-socialiste d'Édouard
Daladier.
Sa victoire soulève dans les classes populaires un espoir d'autant plus grand que le
pays est tétanisé depuis plusieurs années déjà, par la crise économique dérivée du crach de Wall Street en 1929.
À peine le gouvernement est-il installé que se multiplient dans tout le pays, grèves
et occupations d'usines, de chantiers et de magasins, dans l'espoir d'un renversement du système capitaliste.
Ces grèves sur le tas gagnent très vite l'ensemble du secteur privé. Au total 2
millions de grévistes.
Le gouvernement restaure la paix sociale en signant avec les représentants patronaux
et syndicaux les accords Matignon dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 (l'hôtel Matignon est la résidence du président du Conseil).
Les accords prévoient des augmentations de salaires, l'élection de délégués ouvriers
dans les usines, l'établissement de contrats collectifs et non plus individuels... Le travail reprend peu à peu dans les entreprises.
Léon Blum mène tambour battant des réformes sociales spectaculaires : congés payés
(11 juin 1936) et semaine de 40 heures (12 juin 1936) pour tous les salariés.
Il réforme l'organisation de la Banque de France (24 juillet 1936). Il nationalise
aussi les principales usines d'armement (11 août 1936) et crée un Office interprofessionnel du Blé (15 août 1936) pour maîtriser le cours des céréales. Le 31 décembre 1936, Léon Blum prend le temps
de savourer l'oeuvre accomplie : «Il est revenu un espoir, un goût du travail, un goût de la vie».
Retrouvez l’article complet de La Vie Ouvrière ici !
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implantation c'est de pouvoir par la proximité être efficaces et présent·es pour répondre aux besoins et sollicitations du monde du travail (accueil, syndicalisation, informations, juridique, réseaux
de défenseur·ses syndicaux·les et conseiller·es du ou de la salarié·e).
La CGT met à votre disposition le guide pratique à télécharger pour vous aider à vous repérer et à connaître vos droits (cliquez sur l'image ci-dessus).
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Nous, jeunes militants du 21° siècle, devons connaitre les actions de nos anciens. Sans leur courage, il n’y aurait jamais eu ni CGT, ni conquêtes sociales.
Lors d’une opération de rangement à l’Union Départementale, nous avons découvert un livre édité par nos aînés et qui mérite d’être publié avec nos moyens modernes.
À l’heure où le président MACRON s’apprête par ordonnances à réduire les salariés aux conditions de vie et de travail du 19° siècle, transmettre ce témoignage est une absolue nécessité et une
marque de respect pour tous les anciens cégétistes de la Somme.
Nous nous devons d’écrire la suite et de faire perdurer cet ouvrage !
Hervé CAMBRAY
webmaster UD CGT 80
le 04 août 2017
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