Travail le 1er mai :
courrier aux député·es
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU appellent les député·es à s'opposer à
toute tentative de remise en cause du 1er mai aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité au profit des grand groupes, en rejetant la proposition de loi
présentée le 10 avril 2026.
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La proposition de loi « Permettre aux salariés de
certains secteurs de travailler le 1er mai » va être représentée aux député·es le vendredi 10 avril
La proposition de loi issue du Sénat intitulée «
Permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er mai », présentée le jeudi 22 janvier dernier à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une niche parlementaire, n’a pas été soumise au
vote et n’a heureusement pas été adoptée. Par obstination, elle va être représentée à l’Assemblée nationale le vendredi 10 avril.
L’ensemble des organisations syndicales avait dénoncé ce
texte dont l’objet n’était rien de moins que la remise en cause du 1er mai seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré, et symbolique pour les travailleurs·euses en France comme à
l’international.
Cette proposition de loi a été défendue sous couvert
d’une prétendue insécurité juridique, alors même que les sanctions prononcées chaque année sont quasiment inexistantes.
C’est bien une volonté d’étendre la dérogation à de
nombreux secteurs professionnels que poursuivait cette proposition de loi, aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité qui pouvaient jusqu’ici déjà ouvrir ce
jour-ci sans subir la concurrence des grandes entreprises.
L’ouverture de la dérogation au principe du repos
rémunéré le 1er mai constitue une première brèche, remettant en cause l’exceptionnalité de cette journée.
En effet, l’histoire sociale nous montre qu’à chaque fois
qu’un principe est entamé, les dérogations s’étendent progressivement jusqu’à devenir la règle. Le travail du dimanche en est une illustration éclairante : une fois le travail généralisé ce jour-là,
les majorations n’ont plus lieu d’être. Quant au « volontariat », ajouté pour rassurer, il n’existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans
les petites entreprises. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salarié·es à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouvelles et nouveaux
salarié·es.
Par ailleurs, le 1er mai n’est pas un jour férié comme
les autres. Il commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, marquées notamment par des événements tragiques, comme la fusillade de Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en
cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus d’un siècle d’histoire sociale et de conquêtes collectives. Les travailleurs et les travailleuses attendent des député·es qu’ils et
elles répondent aux urgences sociales : salaires, emploi, morts et accidents du travail, pas qu’il remette en cause les conquêtes sociales !
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC,
CFTC, UNSA, Solidaires et FSU vous appellent donc solennellement à vous opposer à toute tentative de remise en cause du 1er mai et à le réaffirmer en rejetant la proposition de loi présentée le 10
avril 2026.
Montreuil, le 06 mars 2026
Le Secteur CGT des Cheminots Picards vous invite à
participer
à l’hommage rendu à Pierre Semard :
vendredi 06 mars 2026 à 11h45
au monument aux morts de la gare d’Amiens
(situé au niveau des quais).
En savoir plus,
cliquez ici !
Les négociations assurance chômage se sont conclues ce 25
février.
La principale mesure du projet d’accord entérine une forte baisse de la durée des
droits des allocataires à la suite d’une rupture conventionnelle. Les ruptures conventionnelles sont un mode de séparation des contrats voulu par le patronat en 2008, pour éviter des contestations
aux prud’hommes de licenciements abusifs.
Au départ, les droits à l’assurance chômage devaient être identiques à un
licenciement. Ce sera la double peine : perte d’emploi, la plupart du temps un licenciement déguisé, et baisse de la durée des droits de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, réduits à 20,5 mois
pour les plus de 55 ans. Les plus de 57 ans pourraient perdre 6,5 mois et voir la fin de droits arriver plus tôt.
Même les allocataires des outre- mer ne seraient pas épargnés par une baisse de
droits, cette fois-ci. Tout juste est-il prévu un mécanisme de prolongation après 55 ans sous réserve d’un avis positif de France Travail.
Une dégressivité des allocations a été évitée, qui aurait encore réduit les droits
de 30 %.
En clair, cette disposition fait reposer les économies uniquement sur les salariés
ayant connu une rupture conventionnelle et se retrouvant au chômage : 35 à 55 000 d’entre eux verraient leurs droits amputés de trois ou six mois. Soit entre 700 et 900 millions € d’économies sur les
allocations, sans aucune contribution patronale.
Pour entrer en vigueur, ces mesures doivent encore être transposées par voie
législative.
Après transposition, les salariés auront encore moins intérêt à laisser leur patron
transformer leur licenciement en rupture conventionnelle, sous peine de baisses de droits importantes. Il est urgent de renforcer les droits en cas de licenciement, au moment où se multiplient les
plans de licenciements.
Un autre danger potentiel concerne les personnes subissant des trop-perçus,
c’est-à-dire des allocations mal calculées par France Travail, dont l’organisme exige le remboursement jusqu’à trois ans plus tard. Plutôt que d’améliorer la qualité de service, des menaces planent
sur la réduction des droits de recours. La CGT s’y opposera fermement !
La mobilisation a permis d’empêcher de nombreux autres reculs, pour l’ensemble des
allocataires et en particulier pour les artistes et techniciens du spectacle, dont la mobilisation exemplaire a encore fait reculer le patronat.
Montreuil, le 26 février 2026
Hausse des
forfaits hospitaliers
et durcissement
de l’AME :
une nouvelle
remise en cause
du droit à la
santé
Le gouvernement annonce la publication prochaine de
plusieurs décrets augmentant les forfaits
hospitaliers et les participations des patient·es, sans
que ces mesures n’aient été annoncées dans la Loi de Finance de la Sécurité Sociale 2026 (LFSS).
Les forfaits urgences et hospitaliers passeraient
respectivement de 19,61€ à 23€ et de 20€ à 23€, et pour les séjours en psychiatrie de 15€ à 17€. La participation forfaitaire aux actes coûteux passerait de 24 à
32€.
Par ailleurs, les tarifs journaliers de prestations
servant de base au calcul du ticket modérateur seraient revalorisés de plus de 5%, qui s’ajoutent à la revalorisation tendancielle annuelle, entraînant mécaniquement une augmentation du reste à
charge pour les assuré·es.
Ces décisions constituent, de nouveau, un transfert de
charges de l’assurance maladie obligatoire vers les complémentaires santé (466 millions d’euros en année pleine). Elles exposent directement les près de 5 % de la population ne disposant pas de
complémentaire à un nouveau déremboursement. Pour les autres, elles laissent présager de futures hausses de cotisations. Sous couvert de lutter contre un prétendu « sentiment de gratuité », ces
mesures pénalisent d’abord les personnes les plus fragiles : enfants, personnes âgées, malades en affection longue durée, bénéficiaires de la complémentaire santé
solidaire.
Dans le même temps, deux décrets viennent durcir l’accès
à l’Aide médicale de l’État (AME). Le premier alourdit les justificatifs exigés pour déposer une demande (documents récents, photo d’identité,
attestations supplémentaires), créant de nouveaux
obstacles pour des personnes déjà en grande précarité.
Comme l’a souligné Médecins du Monde, plus d’un tiers des
personnes accueillies dans ses centres ne disposent pas de pièce d’identité avec photo.
Le second décret élargit l’accès aux données de santé et
aux données personnelles des demandeurs d’AME à des agent·es participant à l’instruction des visas, transformant un dispositif de santé publique en outil de contrôle migratoire. Une orientation
particulièrement préoccupante pour le respect du secret médical et la confiance dans le système de soins.
Ces mesures risquent d’aggraver un non-recours déjà
massif : selon l’Institut de recherche et
documentation en économie de la santé (IRDES), plus de la
moitié des personnes en situation irrégulière éligibles à l’AME n’en font déjà pas la demande.
Pour la CGT, ces décisions traduisent un désengagement
progressif de la Sécurité sociale et une gestion strictement budgétaire de la santé, au détriment du principe fondamental d’égalité d’accès aux soins. La santé ne peut devenir une variable
d’ajustement ni un instrument de stigmatisation.
La CGT s’oppose fermement à ces orientations et appelle à
garantir un accès effectif et universel aux soins pour toutes et tous.
Montreuil, le 25 février
2026
Malgré les dénégations
gouvernementales, une note de Bercy le confirme
brutalement : en France, 13 335
foyers fiscaux, disposant d’un patrimoine
immobilier d’au moins 1,3 million
d’euros ne payent aucun impôt sur le
revenu.
Ce n’est pas une anomalie marginale,
c'est la partie visible d'un iceberg, un
système fiscal qui protège davantage
le capital que le travail, qui permet en
toute impunité à une partie des plus
fortuné·es d'échapper à l’impôt, grâce à
divers mécanismes d’évitement légaux
ou quasi-légaux : optimisation
agressive, organisation des
rémunérations en dividendes plutôt qu’en
salaires, Flat tax, niches,
structuration patrimoniale via des holdings, pacte
Dutreil, mélanges avantageux des
patrimoines professionnels et
personnels...etc...
Ce système fiscal régressif est
illégitime, alors que les budgets d'austérité
ponctionnent les moyens des services
et politiques publiques, que de
nombreux efforts sont imposés au
monde du travail qui supporte déjà une
part disproportionnée de l’effort
fiscal.
Ce n’est pas une question technique,
c'est le symptôme d'une violence
sociale et d'une injustice fiscale
qui érode l’égalité devant l’impôt, son
consentement et le vivre-ensemble.
C'est une question sociale et un défi
démocratique majeur auxquels il faut
répondre urgemment.
Paris, le 25 février 2026
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On ne fera pas taire la CGT et sa secrétaire générale
!
La CGT dénonce avec force cette énième procédure-bâillon
de la part d’un lobby patronal, financé par un milliardaire d’extrême droite, Édouard Sterin. Il s’agit d’une attaque d’un degré inédit puisqu’elle vise directement la Secrétaire générale d’une des
plus grandes organisations syndicales du pays.
La CGT apprend avec effarement la mise en examen de sa
Secrétaire générale, Mme Sophie Binet, faisant suite à une plainte pour injures publiques déposée par l’association "Mouvement des entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance",
présidée par Mme Sophie de Menthon. RTL est également mis en examen en tant que diffuseur des propos.
On reproche à Sophie Binet ses propos tenus lors de son
intervention sur RTL le 31 janvier dernier, lorsqu’elle fut interrogée sur le « chantage à l’emploi » de la part de certains grands patrons, venus se succéder dans les médias « pour alerter sur la
fiscalité et les réglementations » et affirmer que « pour pousser à la délocalisation, c'est idéal ! ». Certains affirmant même « Ceux qui peuvent partir partent et ils ont raison.
»
Elle avait alors dénoncé ces propos et ces comportements
en disant « Moi j'ai envie de dire : les rats quittent le navire ».
Il va sans dire que cette déclaration était une image,
reprenant une expression populaire bien connue visant à dénoncer les pratiques permanentes de délocalisation et de chantage à l’emploi des multinationales.
La CGT dénonce avec force cette énième procédure-bâillon
de la part d’un lobby patronal, financé par un milliardaire d’extrême droite, Édouard Sterin. Il s’agit d’une attaque d’un degré inédit puisqu’elle vise directement la Secrétaire générale d’une des
plus grandes organisations syndicales du pays. Empêcher un syndicat de dénoncer les pratiques patronales c’est l’empêcher de jouer son rôle et porter directement atteinte aux libertés
syndicales. Cette tentative manifeste de judiciariser la critique sociale et de détourner le débat public illustre une nouvelle fois la volonté de certains lobbys patronaux au service des plus
riches pour faire taire les voix qui dérangent.
La CGT rappelle que la liberté syndicale est une liberté
fondamentale, indispensable au fonctionnement démocratique. Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, protecteur de l’ensemble du monde du
travail.
Au-delà de cette affaire, la CGT alerte sur une tendance
inquiétante : c’est la 5e procédure judiciaire contre un membre du bureau confédéral de la CGT en 2 ans. Sur le terrain, des centaines de militants et militantes font face à une répression de plus en
plus décomplexée sur leurs lieux de travail et dans leurs pratiques syndicales.
Cette stratégie d’intimidation vise à réduire au silence
toutes celles et ceux qui défendent l’intérêt général et les travailleurs et travailleuses.
La CGT réaffirme avec détermination qu’elle ne se
laissera jamais bâillonner ni détourner de son mandat : défendre les droits collectifs, dénoncer les abus patronaux et porter une ambition de justice sociale. Plus que jamais, les libertés syndicales
doivent être protégées et renforcées, car elles demeurent un pilier indispensable de la démocratie et du progrès social.
Montreuil, le 2 décembre
2025
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Nous, jeunes militants du 21° siècle, devons connaitre les actions de nos anciens. Sans leur courage, il n’y aurait jamais eu ni CGT, ni conquêtes sociales.
Lors d’une opération de rangement à l’Union Départementale, nous avons découvert un livre édité par nos aînés et qui mérite d’être publié avec nos moyens modernes.
À l’heure où le président MACRON s’apprête par ordonnances à réduire les salariés aux conditions de vie et de travail du 19° siècle, transmettre ce témoignage est une absolue nécessité et une
marque de respect pour tous les anciens cégétistes de la Somme.
Nous nous devons d’écrire la suite et de faire perdurer cet ouvrage !
Hervé CAMBRAY
webmaster UD CGT 80
le 04 août 2017
Vous n'êtes pas "carté",
les patrons "eux" le sont tous!
Ne restez pas isolé(e),
rejoignez nous sans attendre !