Communiqué de presse
Face à la spéculation sur l’énergie
:
Encadrer les prix des carburants et augmenter les
salaires
L’attaque menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, hors du droit international, a entraîné
une forte spéculation faisant grimper les prix du gaz et du pétrole. En France, alors qu’il y a plusieurs mois de réserves de pétrole, en plus des réserves stratégiques, les prix de vente à la pompe
explosent. Si l’on compare le coût de production au litre des compagnies pétrolières (0.60 € HT) et les prix affichés en station (2€ le litre de gasoil), on peut mesurer l’écart qui va principalement
dans les profits des grands groupes pétroliers qui représentent au total 200 milliards de dollars en 2025.
Répondre à l’urgence des travailleurs et travailleuses
Chaque jour, des millions de travailleurs et travailleuses n’ont d’autre choix que d’utiliser leur
voiture pour aller au travail. La flambée des prix et le tassement des salaires depuis plusieurs années, ne permettent pas de faire face à cette hausse fulgurante des prix du
carburant.
Cette crise risque d’aggraver considérablement le niveau de vie des salarié·es. Avec la hausse de
toutes les dépenses contraintes, une urgence s’impose : tous les salaires doivent augmenter, et en premier lieu le salaire minimum à 2000€ brut par mois, afin de pouvoir vivre de son
travail.
Dans de nombreux pays – et dans les Outre-mer – les prix des carburants sont encadrés pour éviter les
abus.
En France, ce contrôle a été supprimé en 1983 au nom de la concurrence... Il faut d’urgence encadrer
les prix du carburant.
La taxe sur les carburants frappe indistinctement tout le monde, y compris ceux qui n’ont aucune
alternative pour se déplacer. Une taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) flottante, déjà utilisée dans le passé, permettrait de limiter aussi les hausses pour la
population. Elle peut être financée en rééquilibrant l’effort fiscal, notamment sur les bénéfices des grandes entreprises, et sur les très hauts revenus.
Sortir de la dépendance aux hydrocarbures
Pour que la France cesse d’être vulnérable à la flambée des prix internationaux, il faut engager un
véritable plan de transition énergétique, en développant massivement les transports collectifs. En accélérant l’isolation des logements, pour diminuer les dépenses en évitant le gaspillage d’énergie
ainsi que la dépendance au fioul. Dans la sidérurgie ou d’autres secteurs consommateur en énergie, il faut transformer les procédés industriels, accompagner les mesures de
décarbonation/électrification pour engager une moindre dépendance aux hydrocarbures. C’est bon pour l’emploi, pour l’industrie, bon pour l’autonomie énergétique.
Face à l’urgence : une réunion immédiate doit être tenue à Bercy
Face à la flambée des prix, les risques sur l’approvisionnement et l’impact pour les ménages et les
industries, et considérant leurs conséquences sur la production industrielle, la CGT demande aux autorités compétentes de réunir immédiatement l’ensemble des acteurs concernés pour
:
● Analyser la situation énergétique,
● Mettre des mesures de protections rapides,
● Travailler à des solutions durables,
● Garantir une information claire et transparente au public.
Montreuil, le 10 mars 2026